Centre Chorégraphique National de Caen en Normandie.
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Artiste Associé

Maryfé Singy

Née en 1995 et d’origine suisse, Mary­fé Sin­gy intègre la pre­mière volée du Bache­lor in Contem­po­ra­ry Dance de La Manu­fac­ture – Haute école des arts de la scène à Lau­sanne. Elle est mar­quée par le tra­vail de Tho­mas Hauert, Hisa­ko Hori­ka­wa et Mar­tin Kil­va­dy, et par­ti­cipe à des créa­tions avec Debo­rah Hay et David Zam­bra­no. C’est éga­le­ment à La Manu­fac­ture qu’elle découvre la pra­tique du chant clas­sique, dis­ci­pline qu’elle choi­sit d’approfondir en Italie.

Elle pour­suit sa for­ma­tion au Conser­va­to­rio Sta­tale di Musi­ca G. Fres­co­bal­di à Fer­rare, où elle obtient en 2025 un Bache­lor en chant baroque, dans la classe de Mari­na de Liso. Elle déve­loppe un inté­rêt mar­qué pour le réper­toire fran­çais (Lul­ly, Clé­ram­bault, Rameau) ain­si que pour les œuvres de Mon­te­ver­di, Vival­di et Bach. En paral­lèle, elle anime des ate­liers mêlant chant et danse au sein de la Scuo­la per Voce e Musi­ca Arcan­to à Bologne.

En tant qu’interprète, elle est dan­seuse et chan­teuse pour la créa­tion « tumu­lus » (2022), par Fran­çois Chai­gnaud (cho­ré­gra­phie) et Geof­froy Jour­dain (direc­tion musi­cale), pre­mière à Bon­lieu – Scène natio­nale d’Annecy, puis tour­née au Kuns­ten­fes­ti­val­de­sarts (Bruxelles), aux Wie­ner Fest­wo­chen (Vienne) et au Fes­ti­val d’Avignon. Leur tra­vail se pro­longe avec « in absen­tia » (2024), créé à l’Abbaye de Royau­mont, ain­si qu’avec « Le Caba­ret des Tume­rels » (2024), pré­sen­té au Théâtre natio­nal de la Danse Chaillot à Paris. Elle retrouve Fran­çois Chai­gnaud dans « petites joueuses » (2024), une pièce liée à l’exposition « Figures du fou. Du Moyen-âge aux Roman­tiques » au musée du Louvre.

En paral­lèle, Mary­fé déve­loppe un tra­vail de créa­tion per­son­nel, où chant et danse se mêlent pour explo­rer l’intimité et la trans­for­ma­tion. Sa démarche artis­tique, nour­rie par les contrastes entre musique ancienne et lan­gages cor­po­rels contem­po­rains, explore la puis­sance du geste incar­né et la (dis)harmonie entre voix et mouvement.