Centre Chorégraphique National de Caen en Normandie.
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Lointain

Anciens spectacles

Loin­tain est une pièce sur­an­née et contemplative.
L’un des axes d’étude est ici l’émotion musicale.
Com­ment créer une osmose entre la struc­ture abs­traite du pro­jet cho­ré­gra­phique et le « roman­tisme » de la par­ti­tion musicale ?
La forme nar­ra­tive de la musique sert de cata­ly­seur, de pro­vo­ca­tion émo­tive comme au ciné­ma : c’est l’oreille qui nous fait voir.
Jouant avec l’illusion théâ­trale et l’apparente « pau­vre­té » de ses maté­riaux, Loin­tain s’impose comme une pièce fovéale, où tous les élé­ments sont uni­di­rec­tion­nels : sources lumi­neuses, dif­fu­sion sonore mono, danse, cos­tumes uniques.
Le choix de tra­vailler sur l’acte II, scène 2 de Tris­tan und Isolde de Wag­ner pour créer un duo homme-femme m’est appa­ru comme un pari : Tris­tan et Isolde ne « consomment » pas leur amour. Ils sont dans le flux vivant du deve­nir et de l’épanouissement orga­nique, de la révé­la­tion pro­gres­sive. La struc­ture musi­cale de l’opéra est éton­nante ; toute l’architecture est construite sur la recherche d’une note qui ne sera don­née à entendre qu’à la mort d’Isolde… Un pro­jet abs­trait qui sous-tend l’œuvre ; là encore, un pari. Le tra­vail cor­po­rel s’est fait à par­tir de qua­rante posi­tions prises par les inter­prètes dans l’espace quo­ti­dien d’un appar­te­ment, puis ces posi­tions sont décon­tex­tua­li­sées et réin­ven­tées dans un lieu vide ; mais la dis­po­si­tion de l’appartement (son plan) est gar­dé, per­met­tant de conser­ver un ima­gi­naire spa­tial… Puis il y a eu la mise en place d’une sorte de laby­rinthe dans lequel se déplacent les deux corps tout en gar­dant un espace très proche entre les deux inter­prètes pour obte­nir une « sym­pa­thie proxi­male » de la part du spectateur.
Une sorte d’impossibilité de contact alors que les corps sont tou­jours au bord du frôlement.

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Distribution

Conception, chorégraphie
Alban Richard

Assistante chorégraphique
Daphné Mauger

Interprètes
Mélanie Cholet, Max Fossati

Musique
Richard Wagner
Prologue de l’acte I et extraits de l’acte II, scène 2 de Tristan und Isolde, enregistrement de 1953 dirigé par Wilhem Furtwängler avec Kirsten Flagstad et Ludwig Suthaus (EMI Classics)

Lumière
Valérie Sigward

Son
Félix Perdreau

Costumes
Corine Petitpierre

Durée
40 minutes

Production déléguée centre chorégraphique national de Caen en Normandie
Coproduction ensemble l’Abrupt, Forum du Blanc-Mesnil avec le soutien du Département de Seine-Saint-Denis

Contact

Sébastien Kempf, responsable des productions et de la diffusion
sebastien.kempf@ccncn.eu

Historique

octobre 2007

  • 12
    CRÉATION Forum du Blanc Mesnil - Temps Danse d’Automne
  • 13
    CRÉATION Forum du Blanc Mesnil - Temps Danse d’Automne

février 2008

  • 20
    Théâtre de la Cité Internationale - Festival Hors saison

avril 2008

  • 01
    Jardin des Lilas, Le Blanc-Mesnil
  • 02
    Théâtre Bernard-Marie Koltès, Nanterre
  • 14
    Suzanne Dellal Center, Tel Aviv (IL)

mai 2008

  • 23
    CAT (Centre d’aide pour le travail), Le Blanc-Mesnil

juin 2008

  • 26
    Printemps de la danse, Villebois-Lavalette

octobre 2008

  • 17
    Forum du Blanc-Mesnil
  • 18
    Forum du Blanc-Mesnil

janvier 2009

  • 10
    Théâtre Louis Aragon – scène conventionnée, Tremblay-en-France

mai 2009

  • 24
    Danse au cœur, Chartres

novembre 2009

  • 21
    CCN du Havre Haute-Normandie - Festival Automne en Normandie
  • 22
    CCN du Havre Haute-Normandie - Festival Automne en Normandie

avril 2010

  • 27
    Les Quinconces-L’espal, Le Mans

mai 2010

  • 04
    le lieu unique – scène nationale, Nantes

septembre 2010

  • 22
    ENSATT, Lyon Biennale de la danse
  • 23
    ENSATT, Lyon Biennale de la danse
  • 24
    ENSATT, Lyon Biennale de la danse

janvier 2011

  • 12
    Centre National de la Danse (CND), Pantin
  • 13
    Centre National de la Danse (CND), Pantin
  • 14
    Centre National de la Danse (CND), Pantin
  • 25
    Grande plage, Biarritz

mars 2011

  • 23
    Carré Saint-Vincent, Orléans
  • 24
    Carré Saint-Vincent, Orléans
  • 25
    Carré Saint-Vincent, Orléans

juin 2011

  • 18
    CDC Atelier de Paris-Carolyn Carlson - JUNE EVENTS

juillet 2011

  • 01
    Park in progress, Domaine de Saint-Cloud
  • 08
    Théâtre de la Parenthèse, Avignon
  • 09
    Théâtre de la Parenthèse, Avignon
  • 10
    Théâtre de la Parenthèse, Avignon
  • 11
    Théâtre de la Parenthèse, Avignon
  • 12
    Théâtre de la Parenthèse, Avignon
  • 13
    Théâtre de la Parenthèse, Avignon
  • 14
    Théâtre de la Parenthèse, Avignon

avril 2012

  • 12
    Le Prisme, Elancourt

mai 2012

  • 03
    Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines (2 représentations)
  • 04
    Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines (2 représentations)
  • 05
    Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines (2 représentations)
  • 06
    Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines (2 représentations)

décembre 2012

  • 02
    Théâtre Archa, Prague (CZ)
  • 08
    Théâtre National de Chaillot, Paris

mars 2013

  • 28
    Les Sept Collines – scène conventionnée, Tulle

mai 2013

  • 08
    Festival Constellations, Toulon

mars 2015

  • 27
    Théâtre Paul Eluard (tpe) - scène conventionnée, Bezons

mai 2017

  • 16
    Théâtre de Lisieux Pays d’Auge

Presse

  • Télérama le 01/06/2011

    « Quel beau travail profond et complexe que celui mené par Alban Richard pour ses Trois Etudes de séparation sur le rapport amoureux ! On peut voir ou revoir le deuxième volet de ce triptyque intitulé Lointain, interprété par Mélanie Cholet et Max Fossati, sur des extraits de Tristan et Isolde de Richard Wagner. Un homme et une femme s’approchent sans jamais se toucher et propagent les échos de leurs tensions jusque dans le public. Un concept précis pour une extension chorégraphique de haut vol. »

    Rosita Boisseau

  • Danzine le 15/01/2011

    « Cela démarre fort. Et en même temps mollo. Tout en délicatesse, en légèreté, mezzo voce – et senza luce. Par une infinie ouverture au noir. Une lente trouée en iris. Au bout d’un certain temps, comme dirait l’autre, quelques loupiots mordorés fixés au plafonnier et commandés à distance par Valérie Sigward profilent un halo à l’intérieur duquel, toutes pupilles dilatées, le public sevré de figure ou de signe finit par distinguer quelque chose. Un spectre, en l’occurrence, puis un second. Deux corps, encore indéterminés sexuellement, vêtus semblablement, les jambes et pieds dénués. Progressivement, tout ce petit monde se met en mouvement, en ordre de marche. En branle mais pas pour autant en branle-bas de combat.
    La bande son mixe des indications métronomiques à des citations extensives tirées des deux premiers actes du Tristan und Isolde (1865) de Richard Wagner (on prononce : « vague nœud » en allemand), dans une version un peu grésillante (= repiquée d’un 33 tours) gravée après-guerre par Wilhem Furtwängler er selbst, chantée par Ludwig Suthaus et, surtout, par l’archangélique Kirsten Flagstad.
    Mélanie Cholet et Max Fossati, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, les deux danseurs du début de soirée, évoluent chacun de son côté, sans jamais se toucher. Ils dessinent de brèves trajectoires et semblent ralentis ou en état d’apesanteur dans l’étroit périmètre où on (le choréauteur) les a cantonnés, qui va de jardin au centre-gauche du plateau à même le plancher des vaches du studio pantinois. Ils sont certes disjoints, comme l’indique le titre générique de l’opus, Trois études de séparation, mais, à l’occasion, ils fusionnent, gestuellement parlant, avec la musique. Par métaphore, on a pris l’habitude de parler de la musicalité du mouvement. Dans le cas présent, comment pourrait-on qualifier autrement la qualité de la danse écrite par Richard et incarnée par le duo éthérique Cholet-Fossati ? [...] »

    Nicolas Villordre

Collaborateurs artistiques